Et maintenant ?
Le message du kop aux joueurs était explicite samedi soir. Désormais, il y a urgence. Photo Darek Szuster
Le FC Mulhouse est au plus mal après sa nouvelle défaite, la sixième de la saison, concédée samedi face à Lille II. Quelles sont les solutions aujourd'hui ?
Le premier tiers de championnat est passé. Et après 12 rencontres, le bilan pour le FC Mulhouse, candidat déclaré aux premiers rôles, est tout simplement catastrophique : trois succès, trois nuls et six défaites. Surtout, son dernier succès (si on excepte la Coupe de France) remonte au 12 septembre dernier, face à la lanterne rouge Drancy. Depuis, il a signé une série calamiteuse d'un nul et cinq défaites.
Si le président Alain Dreyfus a déjà laissé éclater sa colère à plusieurs reprises, avec des mots parfois très crus, rien n'a vraiment changé sur le terrain. Du moins en ce qui concerne les résultats bruts. Car la qualité du jeu entrevue samedi, au moins au cours de la première période, laisse espérer de meilleurs lendemains. « Cela fait six matches que nous cherchons la solution, soupire Thomas Holbein. On essaye à chaque fois de gommer l'erreur. Samedi, Lille n'a même pas une occasion mais s'impose quand même. Plus on descend, plus cela devient difficile. Il faut vite retrouver la confiance, car avec notre qualité, cela devrait repartir ». « Tout le monde tire dans le même sens au sein du groupe, assure Gharib Amzine. Il faut à présent que le collectif s'affirme davantage, mais je garde espoir au vu de notre bon match samedi. Il reste deux tiers du championnat à disputer et je reste persuadé que nous pouvons revenir dans le coup ».
« Monter, c'était une utopie »
Le FC Mulhouse peut-il encore espérer aujourd'hui jouer les premiers rôles, le mot « accession » pouvant être a priori jeté aux oubliettes ? « J'espère toujours, poursuit Gharib Amzine. En début de saison, on se sentait fort, capable de jouer la montée. Mais il ne faut pas se mentir maintenant. La priorité désormais est de sortir au plus vite du ventre mou et de la zone rouge. On verra plus tard ce qui est encore possible ».
« Monter, mais c'était une utopie, lâche Thomas Holbein. Vu notre saison dernière, c'était logique de parler d'accession. Mais à la reprise, il n'y avait que la moitié de l'équipe. Je n'ai jamais vu ça dans ma carrière, jamais vu une telle série de matches amicaux, avec pas 12 joueurs à l'entraînement, avec de multiples essais. Cela pose question... L'an passé, il y avait une bonne base, nous avons fini troisième. Avoir tout chamboulé à l'intersaison nous dessert aujourd'hui. On ne pouvait pas se permettre ça. Il y a aussi des choses extra-sportives qui ne vont pas, que je ne comprends pas. Aujourd'hui, franchement, les joueurs, nous nous sentons seuls. Même les supporters nous lâchent avec leur banderole (lire encadré). Je les comprends, car on leur a menti depuis le début. Maintenant, ne croyez pas que je cherche des excuses. Aujourd'hui, un groupe existe, avec des joueurs compétitifs. Il est urgent de réagir ».
Le plus vite serait le mieux, pourquoi pas dès mercredi soir à Villemomble, second du championnat, et où personne ne donne la moindre chance aux Mulhousiens. Dans cette adversité, à eux de montrer que le mieux entrevu samedi n'était pas un leurre. Sur le terrain, eux seuls détiennent la clé pour revoir le jour.
Marc Wilb
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